Breizh Info

January 5, 2009

…Danse avec les Sorcières…le 24 janvier …

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January 4, 2009

Désobéissants. Militants de choc en 48 heures

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Bretagne

Les contestataires ont désormais leurs troupes de choc : les « désobéissants » . Des militants aguerris, mais non-violents, rompus aux opérations coup-de-poing, aux interventions policières, et aux médias. Nous avons participé, incognito, à leur tout dernier et discret stage, près de Vannes.

Un samedi matin de décembre, dans une ferme isolée, quelque part entre Vannes (56) et Redon (35). Nous sommes une vingtaine. Beaucoup d’hommes, quatre femmes. Les plus jeunes ont une vingtaine d’années. Le plus ancien affiche plus de 70 printemps. Tous sont militants. « Résistants ». Ils s’élèvent contre les OGM et le nucléaire. S’inquiètent et s’insurgent contre « la multiplication des atteintes aux libertés publiques ». Protestent contre la publicité et la société de consommation. La plupart participent déjà à des actions aux quatre coins de la France et de l’Europe. Martin (*), crâne rasé, keffieh autour du cou et sweat « Bouffons les riches » sur le dos, est ici parce qu’il estime que manifs et distributions de tracts sont « dépassées » et ne font « plus réagir personne ». Zoë, la trentaine, tignasse relevée, gros pull tombant sur un jean délavé, se dit lassée des actions qui capotent ou qui dégénèrent. Tous cherchent à devenir « plus efficaces ». Tous sont prêts à enfreindre les lois pour défendre leur cause.

Mais « sans violence ». Bloquer un convoi nucléaire sur une voie ferrée, gérer d’éventuels dérapages : cela ne s’improvise pas. C’est ce que viennent enseigner quatre pros de la contestation, tous issus d’un réseau au nom explicite : les Désobéissants (lire ci-contre).

Surtout, pas de téléphone portable
Premier principe : pas d’efficacité sans consensus. Tout le monde doit s’exprimer. Pas question que quelqu’un se rétracte au dernier moment et mette le groupe et l’opération en péril. Ici, il n’y a pas de chef… mais de la discipline. Pour avoir la parole, il faut d’abord lever la main. Et pour faciliter la communication, on utilise des signes. Des mains dressées qui s’agitent signifient qu’on est d’accord. Le même mouvement, à l’horizontale, indique la réserve. Plus on descend, plus on exprime son désaccord. Sur ces bases, exercice théorique : par petits groupes, préparer l’interception d’un convoi. Me voici dans la peau d’un commando anti-OGM, avec trois (vrais) faucheurs expérimentés. Premier réflexe : prévenir les membres des réseaux concernés. « Il y a une règle absolue, intervient Joël, militant à la chevelure hirsute. Pas de téléphone portable avec soi, même éteint ! ». L’ennemi ? La police et ses grandes oreilles.
Opération commando
L’opération est réglée comme une opération militaire. Une équipe repère les lieux, les habitudes des riverains et des forces de l’ordre locales. Le jour J : une équipe pour l’interception. Une équipe « d’anges gardiens » pour veiller sur elle et l’assister. En retrait, une équipe de « peace-keepers » pour calmer le jeu avec le chauffeur et les forces de l’ordre. Et une quatrième pour « gérer la presse », alertée plus tôt. Il faut aussi penser aux premiers secours et aux conséquences juridiques. Et au cas où la presse n’arriverait pas, prévoir de filmer et photographier le tout. Penser également à désigner un second porte-parole, au cas où le premier serait interpellé. Enfin, tout dépend de l’objectif : faire perdre de l’argent à celui auquel on s’attaque ou dénoncer quelque chose ? 12 h 45. Détour par les toilettes. Sèches. De la sciure de bois fait office de chasse d’eau. Pour le déjeuner, repas bio. Pas question d’enrichir les multinationales. Tout vient du jardin du couple qui héberge la petite troupe. Radis noirs, boulgour, lapin occis quelques jours plus tôt… que mon voisin, fonctionnaire, libertaire et anarchiste, ne touchera pas. Il est, comme plusieurs autres stagiaires, végétalien. Il ne consomme aucune chair animale ou produit d’origine animale (lait, œufs…). Les ateliers s’enchaînent jusqu’au soir. Quels droits en cas d’interpellation ? Quelle attitude adopter en garde à vue ? Comment capter et retenir l’attention de la presse ? Comment constituer une chaîne humaine, un nœud d’activistes, qui fera perdre un temps précieux aux forces de l’ordre ? Comment les déstabiliser ou désamorcer une situation très tendue ? Quelles erreurs ne pas commettre pour éviter des poursuites judiciaires ?
« J’ai appris à vivre avec peu »
Le lendemain, exercice pratique (jouer le blocage d’un chantier de construction d’incinérateur) et débriefing. Puis, retour vers le Finistère. À mes côtés, Stéphane, 29 ans, un énigmatique « Alertez les bébés » dans le dos. Il me raconte sa vie. Finistérien de cœur, écolo et amoureux de la mer, ancien marin pêcheur poussé vers la sortie, car pas issu de ce milieu… Aujourd’hui, il ne travaille plus et consacre son temps aux livres et à la lutte contre le nucléaire. « J’ai appris à vivre avec peu », confie-t-il. Il n’a pas de voiture. Pour rejoindre le lieu du stage, il a fait une vingtaine de kilomètres à pied, pris le train et fait du covoiturage. Apprendre qu’un journaliste figurait parmi eux l’a beaucoup fait rire. Pas l’organisateur du stage, informé le lendemain. * Tous les prénoms ont été modifiés, à la demande de l’organisateur.
Hervé Chambonnière

Source : LE TELEGRAMME

January 3, 2009

Chute de la livre. La Bretagne paie

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La forte dépréciation de la livre sterling rend la France moins attractive pour les Britanniques. La Bretagne en ressent les effets.

La devise britannique a perdu 25 % de sa valeur au cours de l’année 2008 et 13 % depuis le 1 er décembre. En début d’année, il fallait 1,30 euro pour se procurer une livre sterling. Aujourd’hui, livre et euro se trouvent quasiment à parité. Pour les Britanniques, déjà touchés par la crise, il est devenu

moins intéressant de venir faire ses achats sur le continent. Le phénomène affecte la Bretagne où les Britanniques représentent près de 10 % de la clientèle touristique. Ils constituent 80 % des passagers de la compagnie maritime roscovite Brittany Ferries, qui débarquent dans les ports de Roscoff, Saint-Malo, Caen et Cherbourg.

L’aller-retour dans la journée

Annuellement, plus de 2,7 millions de passagers embarquent sur les navires de la Brittany Ferries pour traverser la Manche. Ce sont essentiellement des Britanniques qui viennent passer quelques jours en Bretagne ou qui poursuivent leur route au-delà. Certains font l’aller-retour Angleterre-Bretagne dans la journée pour remplir les coffres de leurs voitures de produits français, surtout d’alcools. Ce sont les fameux day-trippers. « En décembre, ils venaient en nombre les deux premiers week-ends avant les fêtes pour faire le plein de whisky, de vodka et de vins. Ils laissaient facilement 400 à 500 euros à la caisse », raconte Jacques Nicolas, le responsable du rayon liquide de Géant de Saint-Martin-des-Champs. « Cette année, ils ne se sont pas déplacés, pas plus que les 1 e r et 11 novembre ». Pratiquement toute l’année, des groupes d’Anglais - jusqu’à 500 à 600 clients - débarquaient le samedi dans l’hypermarché, proche du port de Roscoff. Au Wine & Beer Supermarket de Roscoff, Mathieu Even souligne que désormais les Anglais achètent des vins à bas prix, « en dessous de quatre euros ». S’il garde des clients fidèles, les « day-tripers » lui font défaut. Au Cash Wine and Beer de Saint-Malo, Marie Champigny chiffre à 40 % la baisse de sa clientèle anglaise. « Le panier moyen a été divisé par deux ou trois depuis le mois d’octobre. C’est plutôt 200 euros que 700 euros ». Si les Britanniques souffrent la baisse de la livre, ils paient aussi les conséquences de la crise dans leur pays.

Erosion de la clientèle britannique

À la Brittany Ferries, qui réalise une bonne année 2008, Jean-Michel Giguet, le président du directoire, évoque une érosion du trafic (passagers et camions) en cette fin d’année. « Il vaut mieux que cela se passe actuellement en basse saison. Si le phénomène monétaire devait durer, ce serait plus grave », note le dirigeant de la compagnie. « Le niveau des réservations au premier trimestre 2009 donnera une idée plus précise sur les perspectives de la saison à venir ». La chute de la livre pourrait peser aussi sur le fret : les exportations anglaises vers le continent pourraient trouver un nouveau souffle. Mais les exportations de produits français outre-Manche souffrent de cette appréciation de l’euro. Chez Prince de Bretagne, qui exporte 10 % de ses choux-fleurs sur l’Angleterre, les ventes ont malgré tout été bonnes en fin d’année, en raison d’un marché français perturbé, qui a fait chuter les cours. « Mais il y a danger pour les légumes bretons pour les temps à venir, lorsque les prix auront retrouvé leur niveau normal », indique Yvon Auffret, le directeur du comité économique régional des fruits et légumes.

Yves Drévillon

January 1, 2009

Demain il fera jour !

Filed under: Uncategorized — admin @ 7:13 am

Pour info

Jean-Louis Le Meur

“Redac Breizh Info” <redac@breizh.info>
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Réseau Jord - Interactif Breton de Renseignement et d’Action - 4 Ty Coz 22610 Pleubian - Tel & Fax 02 96 16 58 45 - e mail reseau.jord@wanadoo.fr - site http://reseau.jord.free.fr - mercredi 31 décembre 2008 - Le directeur Gérard Hirel - Bretagne. Message

La gauche française toutes obédiences, sectes, exsudats et prolongements  confondus combat sans merci les spécificités bretonnes depuis 220 ans . Seuls quelques éléments bretons de cette gauche jacobine échappent à la règle appliquée en toute logique par les thuriféraires de la centralisation égalitariste.

Cependant la même gauche tient un discours inverse (défense des spécificités bretonnes) à l’approche de toutes les échéance électorales afin de ” ratisser large ” dans une population majoritairement consciente de ses particularités mais prompte à se dresser contre le pouvoir central français qu’elle perçoit alors à l’occasion de l’agitation pré-électorale comme une émanation de la droite patriotique française, la gauche diffusant “ubi et orbi” sa volonté de défendre la cause bretonne. La longue présence au pouvoir de cette dernière n’ a jamais stoppé ni freiné la dégringolade de la culture et de l’économie bretonnes, bien au contraire elle en a poursuivi l’exécution. Le contraire eut d’ailleurs été d’un illogisme total.

Elle utilise pour mener à bien sa supercherie les mensonges précités et les machines à ratisser large que sont les associations culturelles qu’elle a perverties et l’Union Démocratique Bretonne aidées pour ce faire par les anarcho-nihilistes,  dont le troupeau est le fer de lance - parfois inconsciemment - des sans culottes sanguinaires. On oublie bien vite que ces sans culottes on voté la première loi génocidaire du monde utilisée pour massacrer la population  Vendéenne puis Bretonne avant que son application soit interrompue par la chute des psychopathes  au pouvoir dans la France de 1793. Hitler, socialiste convaincu à perpétué l’affaire.

Aujourd’hui la droite française à compris le subterfuge utilisé par les sans culottes pour acquérir en Bretagne - Loire Atlantique incluse - la courte majorité contre nature qui leur permet de continuer leur travail destructeur. Aussi manœuvre-t-elle pour en finir avec les dignes descendants de Carrier, Westermann, Thureau et autres assassins patentés des conventionnels délirants générés par les ” fous de l’être suprême”.

La droite française est elle portée pour autant par l’idée de rendre ses droits à la Bretagne? Pas du tout, et comme toujours et comme ci dessus, aux exceptions près qui pourraient s’appeler Marc Le Fur , Christian Ménard, Bernadette Malgorn, Hélène Tanguy  et certainement bien d’autres politiques Bretons. Mais cette droite à compris, ce qui est déjà une évolution!

Par un test électoral froid,  mathématique et chirurgical le parti indépendantiste breton Adsav! (la Renaissance) a prouvé en 2008 qu’il était maître de plus de 5% des voix dès son apparition dans les élections locales en Bretagne. L’enjeu d’un retournement de situation n’en demande pas plus car les 3000 personnes qui ont alors voté pour Adsav n’avaient plus auparavant  de réponse à leurs préoccupations nationalistes bretonnes, l’imposture de l’UDB ayant été dévoilée.

Aujourd’hui  l’UMP peut donc  faire sortir la Bretagne du giron contre nature et stérilisant de la gauche jacobine en persévérant dans ses propres efforts mais aussi indirectement grâce - tout arrive - à l’action indépendante d’Adsav qui commence à rassembler les patriotes Bretons libérés des miasmes marxistes.

Fin de message

December 21, 2008

La Gauche Radicale Belge revendique 2 attentats

Filed under: Uncategorized — admin @ 10:26 am

La paroisse Grecque-Melkite Catholique Saint-Jean Chrysostome, située à Etterbeek, a été la cible d’un attentat dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 décembre.

Réveillé et alerté par l’odeur des fortes fumées, le courageux curé de la paroisse, qui habite un appartement attenant à l’église, a pu difficilement circonscrire l’incendie qui a fait d’importants dégâts matériels. Silence radio assourdissant dans les médias qui ressemble fort à de la complaisance. Pourtant les auteurs sont connus, cet attentat plus un autre perpétré contre des véhicules de police à Saint Gilles, ont été revendiqué par la gauche radicale sur le site du CEMAB (Centre de Médias Alternatifs de Bruxelles).

Le CEMAB est connu pour être proche des milieux de gauche radicale et antifasciste, au vue de tels actes l’on se demande d’ailleurs si les « autoproclamés » défenseurs de la démocratie du site « anti-nationaliste » Résistances interdiront dans l’avenir au CEMAB de leur faire de la publicité comme il l’a déjà fait dans le passé : voir ICI et ICI. Histoire de voir si leur «antifascisme» s’applique aux terroristes rouges…

La résurgence et la banalisation de tels actes laissent craindre une montée en puissance d’une gauche radicale qui risque bien de choisir à nouveau la voie des armes pour se faire entendre comme ce fut récemment le cas en France et en Grèce et comme elle l’avait déjà fait dans les années 80 avec les Cellules Communistes Combattantes, de sinistre mémoire.

source: Novopress Belgique

December 18, 2008

Allenbach: «Plutôt Suisses que Bourguignons»

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©carvy
Suite à la proposition faite par Jean-Pierre Soisson d’un regroupement des régions Bourgogne et Franche-Comté, ainsi qu’à diverses rumeurs insistantes qui circulent en haut lieu dans ce sens, le Mouvement Franche-Comté et son président Jean-Philippe Allenbach se rebiffent !
« Si c’est pour dépendre de Dijon, mieux vaut pour la Franche-Comté devenir canton suisse avec 3% de chômeurs. Alors que la Franche-Comté et ses habitants auraient tout à perdre à rejoindre la Bourgogne, ils auraient tout à gagner à rejoindre la Suisse que ce soit en termes de salaires, de pouvoir d’achat, d’emploi, d’impôts, de sécurité, d’écologie, de démocratie et de bon respect de l’ identité régionale…et les Francs-Comtois auraient le droit d’afficher leur lion comtois sur leurs plaques de voitures », estime Jean-Philippe Allenbach qui demande que rien ne soit décidé sans l’accord préalable de la population franc-comtoise par le biais d’unréférendum.

December 15, 2008

Classes bilingues. Des affiches pour Noël et le Nouvel An

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Trégastel

À l’occasion des fêtes de Noël et de la nouvelle année, les élèves des deux classes bilingues breton-français de l’école Picherel ont réalisé une quinzaine d’affiches, leur façon de souhaiter à tous « Nedeleg laouen » (joyeux Noël) et « Bloavezh mat » (bonne année). « Ces affiches ont été réalisées dans le but de faire savoir à un large public que des enfants ont la chance d’utiliser au moins deux langues quotidiennement à l’école », soulignent les enseignantes. Les travaux des élèves ont été présentés de façon officielle samedi aux familles au centre des congrès, comme cela se passe pour des artistes professionnels. Ensuite, les très grandes affiches seront exposées sur des panneaux, route de Trébeurden, route de Lannion et vers Poul-Palud. Les petites affiches, quant à elles, seront visibles dans des lieux publics et dans les commerces de Trégastel jusqu’à la fin janvier.

Source: http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/perrosguirec/tregastel/classes-bilingues-des-affiches-pour-noel-et-le-nouvel-an-20081215-4360868_1569998.php

December 13, 2008

Famine. Gabrielle au four et au moulin

Filed under: Uncategorized — admin @ 5:11 am

Du pain sur la planche, hier, à Guingamp (22), pour Gabrielle, 86 printemps. Accompagnée de sa sœur Edith et de Géraldine, benjamine de l’antenne d’Appel Détresse, la maman de Loïk Le Floch-Prigent, l’ex-patron d’Elf, a mis la dernière main aux deux tonnes de chapelure qui nourriront bientôt des enfants victimes de famine.

Sur le trottoir, un pochon, déposé par une âme charitable, a quignon sur rue. Derrière la porte du local, des sacs de boulanger soigneusement repliés sont déjà vides de leurs vieilles croûtes. Muettes, deux trancheuses et une broyeuse attendent la prochaine fournée… Et puis là, étalées sur la table trônant au milieu de la pièce, des tartines, en veux-tu en voilà, soigneusement dispersées, prêtes à rassir dans les règles de l’art. Pains bâtards, baguettes, boules, miches, pains de deux… Le numéro 7 de la rue du Général-de-Gaulle est une panetière géante. Bienvenue chez Mme Le Floch-Prigent, 22200 Guingamp. Ici, le patronyme renvoie aussi sûrement à Gabrielle, 86 ans, qu’au fiston, Loïk, l’enfant du pays, dans le pétrin depuis ses condamnations dans les affaires Elf et Dumas. Chignon serré, blouse bleue nouée, regard malicieux et sourire accorte, la propriétaire fait le tour de son atelier ouvert six jours sur sept depuis 25 ans. Et présente ses petites mains, comptées parmi la quarantaine d’habitués.

Il y a là, Edith, sa sœur cadette, 81 ans. Et puis Géraldine, 37 bougies, inséminatrice dans le civil, et bénévole depuis septembre. Il est 10 h 30 ce vendredi, et tout doit être prêt pour l’heure du goûter. À 16 h, les hommes débarquent, prêts à charger dans le camion les bidons de 15 à 18 kg, remplis, à ras la gueule, de chapelure. Deux tonnes de panure maison sont ainsi prêtes à rejoindre la plate-forme nantaise de l’organisation non gouvernementale internationale « Appel Détresse ». Un cérémonial observé chaque trimestre.

125.000 petits-déjeuners pour les enfants

L’an dernier, renseigne Gabrielle, l’antenne guingampaise de l’association humanitaire a fourni 7,5 t de cette précieuse mouture. Pas pour un banquet rabelaisien ni même pour le concours du plus grand crumble du monde. Non. Ici, la panure, c’est pour ceux qui sont dans la panade. Pour les oubliés des pays en voie de développement, les estomacs creux du Congo, de Côte d’Ivoire, de Madagascar, ou de l’altiplano bolivien. Une poudre qui, mêlée à de l’eau et du lait, a permis de préparer « 125.000 petits-déjeuners. Soit plus de 3.500 enfants nourris chaque matin », apprécie la maîtresse de maison, qui a transformé le cabinet de médecin de feu son époux en laboratoire de torréfaction solidaire.

« Avoir pitié de ceux qui n’ont rien »

La première fois que Gabrielle a mis la main à la pâte, « c’était en février 1983 ». Toute seule. « Au début, je déposais une caisse à la sortie de l’église. Chacun pouvait y laisser son vieux pain que je grillais ensuite chez moi dans mon four. Pour en faire de la chapelure, je mettais les pains grillés dans des sacs que je foulais au pied. Un an plus tard, un cabinet d’assurance de Bégard (22) m’a payé ma première broyeuse. Depuis un boulanger nous en a donné une autre. On s’est industrialisé », s’amuse la chef d’équipe, une pensée pour ses six boulangers du cœur et les collectivités qui, chaque semaine, la comble d’invendus. Si un crucifix, accroché au mur de l’atelier, veille à la multiplication des pains, « ici on ne demande à personne s’il va à la messe ou s’il vote rouge ou blanc. La seule chose qu’on demande, c’est d’avoir pitié de ceux qui n’ont rien ».

www.appeldetresse.fr

Arnaud Morvan

Source: http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/bretagne/famine-gabrielle-au-four-et-au-moulin-20081213-4354193_1568578.php#

December 10, 2008

Un cimetière est profané tous les trois jours

Filed under: Uncategorized — admin @ 11:43 am
Pour la troisième fois en deux ans, des tombes du carré musulman du cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d'Arras, ont été souillées dans la nuit de dimanche à lundi par des tags à caractère raciste.
Pour la troisième fois en deux ans, des tombes du carré musulman du cimetière militaire Notre-Dame-de-Lorette, près d’Arras, ont été souillées dans la nuit de dimanche à lundi par des tags à caractère raciste. Crédits photo : AP

Dans un rapport parlementaire dont le Figaro a pu  prendre connaissance, deux députés mettent en évidence la multiplication des atteintes aux sépultures en France.

«Abject», «scandaleux», «profondément choquant» : la classe politique a condamné avec force la profanation dont le cimetière Notre-Dame-de-Lorette (Pas-de-Calais) a été la cible, dans la nuit de dimanche à hier, pour la troisième fois en moins de vingt mois. Plus de 500 stèles du carré musulman, ainsi qu’une dizaine de tombes juives, ont été souillées dans l’enceinte militaire. Des croix gammées ainsi que divers messages insultant l’islam et la garde des Sceaux Rachida Dati ont été tracés à la peinture noire. À l’évocation de ces actes, perpétrés le jour de l’Aïd el-Kébir, Nicolas Sarkozy a dénoncé un «racisme répugnant». Les profanations ont été commises entre le passage d’une patrouille de gendarmerie, à 1 h 45, et l’arrivée d’un ancien combattant vers 8 heures. Le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel, a annoncé l’installation de huit caméras thermiques autour du carré musulman. En septembre dernier, une dizaine de skinheads y avaient été interpellés après la profanation de 148 stèles.

À la demande de Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, André Flajolet et Jean-Frédéric Poisson, députés UMP du Pas-de-Calais et des Yvelines, viennent de boucler un rapport complet sur les violations de sépultures en France. Intitulé «Du respect des morts à la mort du respect», ce document dont Le Figaro a pris connaissance dresse un édifiant état des lieux.

Premier constat : si l’atteinte à l’intégrité des cadavres dans les cimetières reste assez rare, avec une moyenne de 8 cas par an, les atteintes aux sépultures sont plus courantes. Il en survient environ une tous les deux ou trois jours en France. Dans les huit premiers mois de l’année, 110 profanations de nécropoles ont été constatées. Entre 2006 et l’année dernière, leur nombre avait déjà bondi de 21 %, passant de 119 à 144 faits.

Des tribunaux cléments

Dans «70 à 85 % des cas», les violations ont lieu en «zone gendarmerie, rurale, plutôt qu’en milieu urbain dense.» Outre le Nord-Pas-de-Calais, les régions Rhône-Alpes, Picardie, et Aquitaine sont les plus touchées. Seules la Corse, la Bourgogne et l’Auvergne seraient épargnées depuis janvier. Curieux constat des parlementaires : «Les délits dans les cimetières sont apparemment surtout liés au climat.» Avec un pic en mai, juin et juillet. Les cimetières étant «souvent isolés et peu fréquentés» et les méfaits commis la nuit, le taux d’élucidation avoisine les 20 % depuis 2008. Policiers et gendarmes sont cependant plus efficaces qu’en 2007 (18 % de réussite) et 2006 (14 %). L’année dernière, 53 profanateurs ont été condamnés pour ce type de délit, passible de 45 000 à 75 000 euros et de 3 à 5 ans d’emprisonnement. Dans les faits, les tribunaux se montrent cléments : sur 310 condamnations pour violation de tombeau infligées en dix ans, la justice n’a délivré que 15 peines de prison ferme, pour une durée moyenne de 3,7 mois.

Parmi les quatre types de mobiles recensés (vandalisme, satanisme, racisme-antisémitisme, et vol de métaux), le ressort «crapuleux apparaît en nette augmentation ces dernières années  », notamment dans les nécropoles militaires. «En 2007, 9 cimetières musulmans qui ont été touchés et 5 lieux de sépultures israélites, remarquent les rapporteurs. Malgré un traitement médiatique qui donne une impression inverse, la grande majorité des profanations concerne des sépultures chrétiennes…» Autour de 10 % à 15 % des profanations seraient sataniques. Et 80 % des interpellés par la gendarmerie depuis janvier ont moins de 18 ans.

November 12, 2008

14-18 : A la mémoire des 250 000 bretons morts pour la France

Filed under: Uncategorized — admin @ 9:39 pm

par Marc Le Fur
Député des Côtes d’Armor
Vice-Président de l’Assemblée nationale

250 000 morts, pas une famille épargnée et ces noms qui s’égrènent sans fin sur le monument aux morts de chacune de nos communes ; un grand monument érigé à Sainte-Anne d’Auray qui recence chacun de ces hommes dans la fleur de l’âge, paroisse par paroisse, canton par canton dans cinq départements bretons. C’est aujourd’hui ce qui nous reste de cette immense tranchée dans l’histoire qu’est la première guerre mondiale.

Le 90ème anniversaire de l’armistice de 1918 est un des premiers anniversaires sans poilu. Il n’existe plus de témoin direct et c’est là que ce fait le passage de la mémoire à l’histoire. Pourquoi s’interdire une réflexion sur le poids de ce premier conflit mondial sur l’histoire de la Bretagne ?

Pour mieux comprendre l’importance de cette guerre pour la Bretagne, il faut revenir 44 ans en arrière. En 1870, alors que Paris est assiégé par les troupes du Roi de Prusse, Léon Gambetta préfère laisser l’armée de secours venue de l’Ouest pourrir dans le camp de Conly au Mans plutôt que de lui devoir la victoire. On préfère alors la défaite sans les bretons plutôt qu’une victoire qu’on leur devrait, ne serait-ce qu’en partie.

C’est à l’aune de l’affaire du camp de Conly en 1870, qu’on mesure l’importance que peut avoir la première guerre mondiale dans l’histoire bretonne et dans le regard que porte la Nation française sur le peuple breton. Non seulement, les Bretons ne se révoltent pas contre la République en guerre comme le feront les Irlandais face aux anglais en 1916 mais ils sont loyaux et constituent probablement les meilleurs troupes. Ces troupes sont si tenaces qu’elles sont souvent envoyées en première ligne, avec les Sénégalais et les Marocains. Ce fait provoquera de multiples polémiques plusieurs dizaines d’années plus tard mais il explique surtout le nombre de victimes bretonnes. En quatre ans, un mort sur six est breton[i]. 12% des pertes françaises sont bretonnes.

Il y a 90 ans, à la sortie de ce conflit inimaginable, certains Bretons pensent qu’après avoir payé le prix du sang à un tarif aussi élevé, la Nation française saura reconnaitre sa dette. C’est peine perdue. Il faudra attendre les marins de l’Ile de Sein et un conflit de plus pour que le Général de Gaulle soit sensibilisé à la question bretonne et pour qu’une fois de retour aux affaires, il engage la France dans la régionalisation.

90 ans après, la Bretagne, grâce à la régionalisation et à l’aménagement du territoire engagés par le général de Gaulle, est devenue l’un des moteurs économique et culturel de la Nation française. Il reste pourtant beaucoup à faire. Il faut mettre en cohérence les dimensions géographiques, historiques et administratives de la Bretagne, de Portsall à Clisson et de Pornic à Fougères. Il faut avancer dans la préservation et le développement des langues et cultures régionales en répétant inlassablement qu’il n’y a pas d’opposition entre notre identité bretonne et le fait d’être français. Dans les débats politiques qui seront les nôtres dans les moins à venir, sur notre organisation territoriale, sur nos langues régionales, breton et gallo, ayons à l’esprit ces poilus qui prononçaient leurs derniers mots en retrouvant leur langue maternelle au moment même où ils donnaient leur vie pour la mère patrie. Souvenons nous de celui qui fut sans doute l’un des plus grands d’entre eux : le poète Jean-Pierre Calloc’h, dit Bleimor, mort pour la France dans la boue au sud de Saint-Quentin, le 10 avril 1917, un mardi de Pâques, à 28 ans. Un an auparavant, il écrivait en breton :

Me zo er Gédour braz én é saù ar er hleu.
Goud e hran petra on ha me oér petra hran :
Iné Kornog, hé douar, hé merhed hag hé bleu,
Oll kened er bed é, en noz-man, e viran.

« Je suis le grand Veilleur debout sur la tranchée,
Je sais ce que je suis et je sais ce que je fais :
L’âme de l’ Occident, sa terre, ses filles et ses fleurs,
C’est toute la beauté du Monde que je garde cette nuit. »


[i] Gilbert LE GUEN, Histoire de la Bretagne, Privat, 1987, p. 490

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